Ma théorie est qu'on ne connaitra jamais quelqu'un suffisament pour savoir si on peut envdisager ou non une relation serieusement avec elle. C'est certes genant mais c'est ce qui fait tout le charme de la chose. On ne sais pas dans quoi on s'engage, on se lance un peu dans le vide avec quelqu'un qu'on ne connais forcement pas assez.
[Magritte, Les amants]
Publié par Le mustélidé à 21:10:21 dans Mon nombril rayonnant | Commentaires (0) | Permaliens

Le petit prince s'en fut revoir les roses.
- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'etait qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosé. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écouté se plaindre, ou se vanter, ou même quelques fois se taire. Puisque c'est ma rose.
Et il revint vers le renard :
- Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.
Antoine de Saint-Exupéry
Le Petit Prince
Publié par Le mustélidé à 18:27:34 dans Un peu de Lumière | Commentaires (1) | Permaliens
Hier soir petite soirée tranquillou. C'etait l'anniversaire de Edouard, donc j'ai été diner chez lui avec Jean Philippe et Pierre Louis qui est rentré spécialement de Montpellier.
En fond sonore, la chanson que l'on chantait avec PL et Ed sous la tente pendant notre periple en normandie... souvenirs!
Publié par Le mustélidé à 19:44:40 dans Mon nombril rayonnant | Commentaires (0) | Permaliens
"Conquérir le droit de créer des valeurs nouvelles c'est la plus
terrible conquête pour un esprit patient et respectueux. En vérité,
c'est là un acte féroce, pour lui, et le fait d'une bête de proie.
Il aimait jadis le "Tu dois" comme son bien le plus sacré :
maintenant il lui faut trouver l'illusion et l'arbitraire, même dans ce
bien le plus sacré, pour qu'il fasse, aux dépens de son amour, la
conquête de la liberté : il faut un lion pour un pareil rapt.
Mais, dites-moi, mes frères, que peut faire l'enfant que le lion ne
pouvait faire ? Pourquoi faut-il que le lion ravisseur devienne enfant ?
L'enfant est innocence et oubli, un renouveau et un jeu, une roue
qui roule sur elle-même, un premier mouvement, une sainte affirmation."
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
[Image : L'ange du foyer, Max Ernst]
Publié par Le mustélidé à 18:26:21 dans Un peu de Lumière | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Le mustélidé à 23:45:15 dans Un peu de Lumière | Commentaires (0) | Permaliens
Vos rayons de soleil